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université d'été, part 2
Posted On 20/06/2010 18:36:10 by chris3290

Université d’été… seconde session.

Episode 1 : retour au centre

Le rapport de ma première session au centre n’avait pas Ă©tĂ© très glorieux.  A la fin, les MaĂ®tres m’avaient donnĂ©s les notes suivantes :

Respect des Maitres

6/10

Rigole, sourit sous la critique

Sagesse

5/10

Se tripote, se frotte !!  Voire provoque

Initiation Poney-Play

5/10

Manque de concentration, mais c’était une première

Capacité à rester en semi-liberté

4/10

N’en fait qu’à sa tĂŞte.  Retire ses entraves s’il le peut.

RĂ©sistance Ă  : fouet, cravache, martinet

8/10

Test type modéré, mais comme il a tendance à geindre…

Massage

6/10

Peut mieux faire

Sait garder sa place/position

10/10

A compris oĂą doit se mettre un soumis.

 

Je  n’étais pas très fier d’avoir un taux de rĂ©ussite si faible.  Une nouvelle session s’imposait donc.  Plusieurs mails sont Ă  nouveau Ă©changĂ©s.  Une nouvelle date est convenue.  Et Ă  nouveau ce portail Ă  passer, mais cette fois, j’étais amenĂ© par mon MaĂ®tre.

Le dernier mail des instructeurs du centre donnait les instructions suivantes :

DĂ©s ton arrivĂ©e pendant que ton MaĂ®tre  et nous prendrons l’apĂ©ro, tu iras dans l’annexe. Annexe = Lieu oĂą tu as dĂ©jĂ  sĂ©journĂ© en arrivant lors de ton premier stage.

Une liste d’indications sera posée sur le bureau en entrant sur ta gauche. Tu devras suivre à la lettre toutes les indications.

 

Une fois dans la pièce, je vis une chaise bien en Ă©vidence au milieu.  Dessus trĂ´nait en son centre un mini plug, un prĂ©servatif, une cage de chastetĂ© ainsi qu’environ deux mètres de fine chaine noire et un cadenas. Une feuille A4 Ă©tait posĂ©e contre le dossier.  Voici son contenu.

 

Bonjour Chris

Tu as dix minutes pour faire ce qui est indiqué ci-dessous.

Si les points ne pas réalisés comme demandé ET dans le délai fixé, tu seras sanctionné par des trucs comme creuser dans le jardin, faire des heures de ménage…

1. Passe la cage de chasteté.

2. Mets-toi nu

3. Mets-toi le plug

4. Fais-toi un string avec la chaine de façon Ă  ce que tu ne puisses pas retirer (ou perdre) le plug et verrouille-le avec le cadenas.  Laisse un gros mètre de chaine pendre entre les jambes.

5. Viens nous rejoindre : quand tu entreras, mets-toi au coin de l’angle de la porte d’entrĂ©e de la cuisine, mains sur la tĂŞte face au mur.

 

Une fois mes premiers ordres respectĂ©s, je me rendis dans la cuisine de la maison et fit face au coin comme imposĂ©.  Mes MaĂ®tres discutaient tranquillement de tout et de rien sans tenir compte de moi.  Toujours cette habitude de laisser le candidat mariner…

 

Episode 2 : nouvelles humiliations

 

Il Ă©tait l’heure du dĂ©jeuner.  Les trois Domis avaient fini leur apĂ©ro et dĂ©cidèrent de passer Ă  table.  Dès le repas fini, je dus me remettre Ă  la vaisselle.  Mon MaĂ®tre quitta le centre, m’abandonnant Ă  nouveau Ă  mes deux tortionnaires.  Monsieur commença par me priver de la vue, me passa un collier et une laisse, me menotta les mains, et me conduit dans le jardin oĂą il me fit allonger sur l’herbe.  Je me sentais passablement Ă  l’étroit dans la CB mĂ©tallique.  Une chance que l’intĂ©rieur en Ă©tait bien lisse.  Pas de picots pour contrarier un peu plus les Ă©rections intempestives.  Lors de ma première session, j’avais bien remarquĂ© cette boite Ă  deux trous : mon cou se retrouva rapidement callĂ© par le premier et mes mains attachĂ©es sur les bords.  Et c’est ainsi que je pu, en diffĂ©rĂ©, participer Ă  l’apĂ©ro.  Le MaĂ®tre glissa son pĂ©nis de mâle dans ma bouche soumise et s’y soulagea la vessie.  Il y mit le temps ! Le temps de me faire gouter Ă  fond Ă  cette « eau Â», tout comme si je l’avais bue avec une paille !   Ma langue dut ensuite vĂ©nĂ©rer la fente de son fondement.  LĂ , je ne savais comment le temps passait.  Que faisait mon MaĂ®tre pendant que ma langue tentait de s’enfoncer le maximum ?  Lisait-il le journal ou un roman ?  Je penchais plutĂ´t pour un roman, tant cela dura.  J’ai du frĂ´ler l’élongation du muscle buccal…

 

ArrivĂ© Ă  la fin de son chapitre, le MaĂ®tre me fit relever, il m’attacha sur une chaise de jardin.  Il avait bien pris soin de mettre les cadenas nĂ©cessaires, pas moyen de me dĂ©tacher.  Je le sentais tourner autour de moi.  Soudain, il m’attacha les jambes bien serrĂ©es car il se souvenait sans doute de mes envies de prospecter mon environnement immĂ©diat.  Le plug Ă©tait Ă  nouveau bien enfoncĂ©.  Un objet vibrant fut dĂ©posĂ© contre la cage de chasteté…  une nouvelle torture commençait ! Au bout d’un long moment, l’ustensile, qui avait dĂ©jĂ  du servir, finit par ralentir et s’arrĂŞter ! C’est Ă  peine si je ne reçus pas une correction ! Et pourtant ce sont mes MaĂ®tres qui avaient « oubliĂ© Â» de mettre en charge leur matos !

 

Afin d’en rajouter un peu, il me posa des pinces aux seins.  Le bandeau n’étant pas très serrĂ©, je me rendis vite compte que deux attrapes-souris Ă©crasaient mes tĂ©tons !  OĂą s’arrĂŞtait leur imagination dĂ©bordante ?  Ce n’est plus le bac en domination qu’ils ont du obtenir, mais le Nobel d’inventivitĂ© sur soumis !

 

Et voilĂ  que Madame prit le relais.  C’était Ă  son tour de me tourmenter.  Madame et Monsieur, entreprirent une nouvelle sĂ©ance de « body painting Â» genre qu’on voit dans « les bronzĂ©s Â».   C’est en effet autour de mes  tĂ©tons et Ă©paules que glissait le marqueur.  Je ne le sus qu’après, mais ils avaient dessinĂ© un soutien ! Car une fois leur travail terminĂ©, ils se fendirent de ces commentaires dont ils ont le secret !

 

Le plug fut libĂ©rĂ© du string de chaines.  Des Ă©couteurs MP3 se logèrent dans mes oreilles avec de la musique tantĂ´t calme, tantĂ´t plus « dynamique Â».  Madame me poussa vers le garage.  Ils me firent monter sur un tabouret, fixèrent mes poignets Ă  une chaine pendant du plafond.  J’étais Ă  nouveau en pleine extension, mon dos, mes fesses Ă  disposition ! Non contents de m’étirer ainsi, les MaĂ®tres me firent descendre du tabouret en m’obligeant Ă  poser chacun de  mes pieds sur une petite calle en bois.  InstabilitĂ© assurĂ©e.  Je n’entendais dĂ©jĂ   plus rien… mais ce qui allait arriver me mit de nouveau Ă  l’étroit dans cet engin de mĂ©tal enserrant ma queue ! Un bâillon boule enduit de moutarde fut introduit dans la bouche et bien serrĂ©.  Le tout fut complĂ©ter par le slip du MaĂ®tre encore chaud, mais odorant…  VoilĂ  le tableau.  Vinrent ensuite les corrections Ă  la cravache, au fouet.  Madame semblait prendre du plaisir Ă  humilier et Ă  faire danser mon corps en instabilitĂ© totale, privĂ© de quasi tout ses sens ! Au bout d’un moment, sans que je ne l’entende arriver, de l’eau froide inonda mes Ă©paules, mon dos…  Je n’avais aucun moyen de bouger.  Si je tentais de mettre un pied au sol, mes bras s’étiraient Ă  en avoir mal.  J’eu beau gigoter, plus je gigotais, plus Madame semblait s’amuser !

 

La chaleur Ă©tait intense, tant Ă  l’intĂ©rieur qu’à l’extĂ©rieur de mon corps ! Pendant qu’un de mes MaĂ®tres continuait de s’amuser avec ses instruments de punition, l’autre me caressait avec un rouleau ! Ils n’étaient tout mĂŞme pas en train de me peindre !!!  LĂ , j’ai du « descendre si bas Â» que j’avais perdu toute notion du temps, du lieu…  Qui suis-je, oĂą vais-je, dans quel Ă©tat j’erre ?...  Fin des souffrances, retour sur la terrasse…

 

 

 

Episode 3 : Privation sensorielle

 

Fin des souffrances, oui, sans doute.  Mais au lieu de pouvoir me mettre un brin au soleil afin de parfaire mon bronzage, mes MaĂ®tres me firent coucher Ă  plat ventre sur une table en bois.  Toujours privĂ© de la vue, quatre mains expertes s’activaient et malgrĂ© une tentative de rĂ©sistance vite rĂ©primĂ©e, des chaines me plaquèrent sur le bois, mes mains entravĂ©es par une autre chaine qui s’enroulait autour de la traverse de la table.  MĂŞme pas moyen de lever les mains.  Tu parles d’une position pour bronzer !  Une petite consolation : Monsieur m’offrit son emblème masculin Ă  sucer en guise de gouter de quatre heures.  Trop beau pour ĂŞtre vrai, pendant ce temps, Madame s’occupait de me « caresser Â» les fesses.  DĂ©cidĂ©ment, pas de chance : d’un cĂ´tĂ© un dĂ©lice, de l’autre une souffrance.  Je perdais Ă  nouveau toute rĂ©fĂ©rence au monde : quelle heure Ă©tait-il ?  Combien de temps dura ma plate sieste ?  En tout cas, faire la sieste Ă  plat sur une table avec une cage de chastetĂ© en mĂ©tal pendant que votre corps est stimulĂ©, pas Ă©vident !!!  Si vous voyez ce que je veux dire …  Je le rĂ©pète : heureusement que la CB est une douce, sans picots…

 

Au bout d’un moment assez douloureux pour mes pauvres bras, Monsieur me dĂ©tacha, me rendit la vue et m’ordonna de tondre sa pelouse.  Fallait me voir : nu comme un ver, mis Ă  part Ă  la cage de chastetĂ© dont le bruit mĂ©tallique accompagnait chacun de mes pas, poussant une tondeuse et rĂ©coltant le foin…  Je n’étais pas mĂ©contentent de devoir travailler activement pour mes MaĂ®tres.  Après toutes ces heures de privation de mouvement, c’est avec plaisir que j’allais et venir dans le jardin. Il s’agissait que je roule bien droit : le MaĂ®tre apprĂ©cie sa pelouse et y met toujours un grand soin.  Fallait pas que je le déçoive et j’essayai de faire de belles lignes droites.  ArrivĂ© au bout d’une ligne au fond du jardin, je fus pris d’une envie de me soulager la vessie.  Pas envie de demander la permission, de toute façon, je ne pense pas que les MaĂ®tres me regardent.  Je dus Ă©carter les jambes pour pouvoir laisser mes sphincters se dĂ©tendre.  J’aurais pu en profiter pour faire la conversation aux fourmis car il faut du temps pour se soulager dans un tuyau de mĂ©tal.

 

Je repris mon travail de tonte.  Au bout d’un moment, la gĂŞne : on aurait dit que du blanc d’œuf s’échappait du petit trou de la cage de chastetĂ©.  Pourvu que les MaĂ®tres ne voient pas ça ! Ils auraient pu penser que j’aurai joui.  Et comment leur prouver que leur engin de chastetĂ© faisait bien son office ?

 

La pelouse terminĂ©e, je passai du statut de jardinier Ă  celui de majordome.  Après avoir dressĂ© le couvert et servi mes tortionnaires, de l’apĂ©ro au dessert, je pu aussi manger un peu et bien entendu, faire la vaisselle ! Pas eu le temps de faire la gazinière, Monsieur arrivait Ă  nouveau avec son bandeau et ses menottes en cuir.  Et le pause syndicale ?  Oublie ça, me dis-je.  J’aurais voulu bien terminer mon ouvrage afin que ma MaĂ®tresse soit heureuse de voir une belle cuisine bien propre, mais Monsieur semblait presser d’avancer dans sa soirĂ©e.

 

Au plus je dĂ©couvrais mes MaĂ®tres, au plus je me rendais compte qu’un programme Ă©tait bien Ă©tabli.  Je ne dirais pas qu’ils ne laissaient au hasard, ça non.  Mais ils avaient rĂ©uni leur conseil de famille (Ă  deux, donc) pour trouver tous les moyens possibles de tourmenter un pauvre garçon en villĂ©giature dans le sud.  Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit plus haut, mes MaĂ®tres avaient du probablement obtenir un doctorat en science de domination.  A chaque « activitĂ© Â», j’étais surpris de ce qui allait se passer.  Et ce dĂ©but de soirĂ©e allait me le prouver une fois de plus.  Avant le repas du soir, Madame et Monsieur ont voulu se montrer d’une grande gentillesse et, assis dans leurs confortables rocking chairs, ils avaient sorti un jeu de sociĂ©tĂ© qui consistait en un plateau recouvert d’un feutre vert et de dĂ©s Ă  jouer.  Monsieur sortit un papier et un Bic de son bureau et m’annonça que j’allais devoir lancer le dĂ© plusieurs fois.  Mais il se gardait bien de me dire pourquoi ! Avec de grands regards complices avec Madame, ils souriaient plein leurs dents des chiffres que le dĂ© indiquait.  Une fois toutes mes sĂ©ries de dĂ© tirĂ©es, ils me dirent, toujours souriant genre speakerine annonçant un rĂ©jouissant programme, que les quatre premiers jets de dĂ© correspondait au nombre de pinces Ă  linge Ă  placer sur mes seins et mes boules.  Le dernier jet, Ă  multiplier par dix, Ă©tait la durĂ©e du « châtiment Â».  Pour les MaĂ®tres, pas de hasard, mais pour moi, c’est le hasard qui dĂ©cida de mes prochaines souffrances.

 

Retour dans la cour de la maison, yeux bandĂ©s, cage de chastetĂ© toujours en place.  Une nouvelle fois, une couche en place.  Pour sĂ©curiser la chose, on me mit une culotte en pvc qui faisait des bruits de chaines. Bien serrĂ©e, cadenassĂ©e…  Merci le manque de confiance.  Madame ou Monsieur, comment savoir, m’emballa les mains dans du film plastique.  Puis une petite chaine me les plaqua contre les cuisses et encore du film pvc pour entourer façon momie, mais uniquement buste et cuisses.  Pourquoi, me dis-je, pas tout le corps ?  La rĂ©ponse viendrait plus tard.

 

Ă€ nouveau couchĂ© Ă  plat ventre sur la table de la sieste du goĂ»ter.  Plus de vue, plus de toucher.  Et bientĂ´t plus d’ouĂŻe : Ă  nouveau le lecteur mp3 dans les oreilles Ă  un certain niveau de dĂ©cibel.  Pour que le petit casque tienne ils prirent le soin de m’emballer la tĂŞte avec du film comme on emballe une tĂŞte de veau.  Moi qui ne bouge quasi jamais, je pris cela pour un nouveau manque de confiance !  Le bâillon boule effleura mes lèvres, mais je n’avais pas envie de le laisser aller plus loin.  Monsieur se fâcha, et après quelques coups de cravache sur le dos bien en Ă©vidence (je compris alors pourquoi je n’étais pas emballĂ© partout), j’ai desserrĂ© les dents pour avaler cette boule qui Ă©tait enduite de cannelle ! Après la moutarde, la cannelle.  On restait dans les Ă©pices.  Il ne restait plus qu’un sens totalement libre : l’odorat.  Mais pour ĂŞtre vraiment complets, les MaĂ®tres me plaquèrent Ă  nouveau un slip –lĂ©gèrement- odorant sous le nez.  PrivĂ© de tous mes sens, j’ai commencĂ© Ă  « dĂ©visser Â».  De la cire chaude tombait sur mon dos de manière ordonnĂ©e comme si mon dos devenait un panneau publicitaire, mes pieds Ă©taient chatouillĂ©s, tout mon corps Ă©tait cravachĂ©, fouettĂ©, Ă  l’exception de la tĂŞte (MERCI MAITRESSE et MAITRE).  PrivĂ© de tous mes sens, j’avais progressivement perdu tout repère de temps, d’espace, de lieu.  La cage de chastetĂ© Ă©crasĂ©e entre ma vessie et le lange, le tout Ă©crasĂ© sur la table, j’essayai d’uriner.  A chaque fois que les vannes de l’écluse s’ouvraient, une stimulation magistrale les refermait !

 

Quand les MaĂ®tres se furent bien dĂ©foulĂ©s, ils me dĂ©tachèrent.  Plus de bâillon, plus de main emballĂ©e, plus de slip sur la tĂŞte, plus de mp3.  Au milieu de la cour, je n’eus pas le temps de frissonner, car les MaĂ®tres me firent passer la tenue de nuit des rĂ©sidents prisonniers dans leur centre : la camisole de force ! Il ne fallut pas longtemps pour que je me retrouve allongĂ© Ă  mĂŞme le sol au pied du lit des MaĂ®tres.  Encore heureux que j’avais rĂ©cupĂ©rĂ© mon ouĂŻe : ils avaient oubliĂ© leurs boules Quies ! Se souvenant de ma prĂ©cĂ©dente nuit au centre, Monsieur m’entrava de façon Ă  ce que je ne sache pas libĂ©rer mes pieds.  Et le seul bruit de chaine que je pouvais entendre Ă©tait celui de la culotte plastique bien cadenassĂ©e !   Après avoir tournĂ© dans mes entraves, je trouvai le repos.  Je ne me souviens mĂŞme plus si le lit grinça ce soir-là…

 

 

Episode 4 : bonniche en service

 

La nuit ne fut pas très reposante : la camisole, la cage de chastetĂ©, les entraves aux pieds… tout cela me rappelait rĂ©gulièrement ma position.  Surtout la cage de chastetĂ©.  Pas moyen de me frotter pour soulager mes crampes masculines.  Au dessus de moi, deux respirations paisibles Ă©manaient d’un lit d’amour.  J’imaginais mes MaĂ®tres tendrement enlacĂ©s, ne se souciant pas de moi, pas de leur « jouet Â», ce « jouet Â» qu’ils retrouveraient le matin pour leur service…

 

Et servir, j’allais servir.  Fidèle Ă  son habitude, mon MaĂ®tre se leva le premier et me traina dehors après avoir libĂ©rĂ© mes jambes.  La camisole glissa de mes bras, le cadenas de ma culotte s’ouvrit et ma couche bien mouillĂ©e prit la direction de la poubelle.  Mais il y  avait encore un cadenas qui faisait bien son travail.  Peu de temps après, Madame se leva.  J’eus droit Ă  un cafĂ© et un peu de pain sec, comme il se doit quand on est prisonnier ! Pendant que je « dĂ©jeunais Â», je laissai mon regard voyager un maximum partout dans la cuisine et une chose m’intrigua : l’aspirateur avait Ă©tĂ© muni de chaines attachĂ©es Ă  un tiroir.  Bizarre.  Coutume locale sans doute.  « Objets inanimĂ©s avez-vous une âme Â».  Peut-ĂŞtre Ă©tait un aspirateur fugueur…

 

Ma tasse Ă  peine vide, mes yeux furent bandĂ©s.  Monsieur me fit passer une petite pièce de vĂŞtements sur les Ă©paules.  Puis une culotte bien Ă©trange : elle Ă©tait fendue autant par devant que par derrière.  Monsieur me dit : « lĂ , chris tu viens de prendre au moins cinquante ou soixante ans Â»  IntriguĂ©, je laissai glisser mes mains de ma nuque vers la culotte pour « voir Â» ce que c’était ! Mon MaĂ®tre cria : Â« qui t’a autorisĂ© Ă  retirer tes mains de leur place, c’est-Ă -dire derrière la tĂŞte ? Â»  Et voilĂ  qu’ils se mettent tous les deux Ă  se moquer de ma tenue ! A rire de moi, je suppose que j’avais l’air ridicule avec ce qu’ils m’avaient fait passer.  Bonjour l’humiliation ! Et si l’humiliation faisait fondre, je me serais retrouvĂ© en flaque au milieu de la cuisine.

 

Monsieur m’ôta le bandeau et me montra l’aspirateur. « Tu sais ce que tu as Ă  faire, non ? Â»  Et il attacha la chaine Ă  l’anneau de la cage de chastetĂ©. Pourquoi encore m’attacher ?  Croyait-il que j’allais m’enfuir dans la tenue qu’ils m’avaient imposĂ©e.  Car dès le bandeau tombĂ©, je vis ma tenue : un petit top vert et une large culotte blanche comme portaient les femmes dans l’entre deux guerres (au moins).  Il Ă©tait Ă©vident que Madame et Monsieur voulaient mettre ma cage en Ă©vidence, qu’il voulaient aussi garder un peu de fesses Ă  l’air pour une correction en cas de manquement au service.  Je fis le maximum pour m’appliquer car cela devait sans doute faire plaisir Ă  Madame d’avoir un majordome, ou plutĂ´t une bonniche !!! Mes mouvements n’étaient pas Ă©vident : je n’avais qu’un petit mètre de chaine pour me dĂ©placer avec l’aspirateur et je commençai Ă  travailler.  Tant Madame que Monsieur avaient un Ĺ“il sur mon travail.  Je m’exĂ©cutai avec un certain plaisir car j’étais heureux de soulager Madame de certaines tâches particulières et puis il fallait bien que je dĂ©pense les calories de mon petit dĂ©j ! RĂ©gulièrement, je me prenais les pieds dans la chaine ou le tuyau, provoquant une traction douloureuse sur mes boules. « N’abime pas le matĂ©riel, me disait alors MaĂ®tresse ou MaĂ®tre Â». Je suis sur qu’ils parlaient de leur aspirateur !  Je me sentais surveillĂ©, Ă©piĂ©, dominĂ©.  Après avoir fait le tour de la maison, je m’attendais Ă  ce que l’on me colle une raclette et une serpillière dans les mains pour passer Ă  l’eau.  Un peu d’exercice est toujours bon et après tout, c’était mon lot, mon devoir, non ?  Mais Madame, encore trop bonne pour moi, le fit elle-mĂŞme ! J’aurais tant aimĂ© aller vers elle et lui prendre presque de force ses ustensiles, mai je n’osai pas.  Je pensais : « elle a bien tort de se fatiguer, mĂŞme Ă  quatre pattes, je lui aurais fait blinquer sa cuisine Â».  Ah, quelle bonne MaĂ®tresse ! Sa bontĂ© Ă  mon Ă©gard risque de la perdre : et moi je ne veux pas la perdre.  Une MaĂ®tresse comme elle, il y en a pas deux. C’est pas Ă©tonnant que Monsieur en soit bleu d’amour.  Comme un Stchroumpf !

 

Pour se moquer de moi, Monsieur me fit mettre en position « garde-Ă -vous Â» comme un soldat, la brosse de l’aspirateur faisant office « d’arme Â».  La gĂŞne…  Heureusement que Madame ne me voyait pas, pensais-je.  Pas de bol, comme si il lisait dans mes pensĂ©es, Monsieur appela Madame pour voir le « tableau Â» !  Et tout deux s’amusèrent de mon air plus que gĂŞnĂ©.

 

Monsieur me libĂ©ra de l’aspirateur.  Je remis l’engin bien Ă  sa place.  Madame m’appela de la salle de bain.  Elle me donna tout le nĂ©cessaire pour nettoyer la baignoire.  Etant dĂ©jĂ  lĂ©gèrement entrainĂ© au service dans le mĂ©nage, elle n’eut pas besoin de me donner d’explication.  A genoux, ma MaĂ®tresse debout dans la porte avec sa cravache, je fis le maximum pour la satisfaire, trop heureux de lui faire plaisir et aussi de pouvoir me mouvoir librement.  Quand la baignoire fut finie, il fallut passer au lavabo.  Je me mis debout.  Cela ne plut pas Ă  Madame : « je prĂ©fĂ©rais quand tu Ă©tais Ă  genoux Â» me dit-elle d’une voix douce mais ferme.  Je portais toujours cette culotte qui mettait en valeur mes fesses quand je me baissais et la cage de chastetĂ©s.  Dans mes mouvements, elle se cognait parfois, se rappelant ainsi Ă  mon souvenir…  Mais quand en serais-je libĂ©rĂ© ?

 

 

Episode 5 : formation des bĂ©bĂ©s

 

Cette parenthèse « soubrette Â» se termina sur la terrasse inondĂ©e du soleil d’aoĂ»t.  La tempĂ©rature allait encore monter et pas seulement dans le thermomètre.  Monsieur me dĂ©barrassa de ma tenue grotesque, me banda Ă  nouveau les yeux et me fit coucher sur un banc en pierre Ă  l’ombre d’une tonnelle.  Je me souviens encore bien du bruit mĂ©tallique de la cage de chastetĂ© sur le banc.  Fallait-il cela pour me rappeler que j’étais prisonnier ?  Monsieur me langea, et aucune plainte ne trouva grâce Ă  ses yeux, qui n’étaient pas bandĂ©s, lui ! Il me fit remettre debout, les mains derrière la tĂŞte et sans mot dire, me fit lever la jambe droite en tapant sur la cheville.  Il passa quelque chose, puis fit de mĂŞme avec la jambe gauche.  Qu’avait-il encore inventĂ© ?   Madame vint rejoindre son homme pour terminer de m’habiller : une culotte vint couvrir ma couche.  Et ce n’est que lorsque les MaĂ®tres en attachèrent les bretelles que je compris comment ils me vĂŞtaient ! Une barboteuse !!! Non ! Je ne suis pas un bĂ©bĂ©, leur dis-je ! A nouveau, je voulais toucher cette culotte afin de la « voir Â», mais une claque sur les cuisses me rappela que les mains ne pouvaient pas bouger ! Tout ceci se passait toujours avec des commentaires amusĂ©s de mes « instructeurs Â».  AmusĂ©s pour eux, très humiliants pour moi.  J’aurais voulu voir ma tète Ă  ce moment lĂ , j’imagine que je devais ressembler Ă  ces pauvres homards sortant de la casserole ! Madame me noua un bavoir autour du cou, et me couvrit le crâne d’un petit bonnet ridicule.  Puis les MaĂ®tres me rendirent la vue et ma honte s’accentua encore.  Je ne pouvais plus lever le regard, rien que les commentaires de mes tortionnaires m’auraient fait fondre de gĂŞne !

 

Monsieur m’ordonna de le suivre dans le jardin.  Il posa une couverture sur l’herbe verte et me dit, en me tendant un nounours : « tiens, joue comme un bĂ©bĂ© sur sa couverture Â».  Je protestai Ă  nouveau, mais il me mit une tĂ©tine dans la bouche en me menaçant de cravache si je ne la gardais pas ! Oh, comme je serais bien rentrĂ© dans le sol car tout Ă©tait fait pour une humiliation intense : un garçon de 43 ans, assis sur une couverture rouge, en barboteuse vichy rose, avec un ridicule bonnet dans les mĂŞme tons, tĂ©tine en bouche et ours en peluche dans les bras…

 

Mon MaĂ®tre m’abandonna lĂ , non sans m’avoir dit de faire joujou avec mon petit compagnon en peluche, Ă  la manière dont on parle Ă  un petit enfant.  Une fois parti et m’imaginant hors de la vue de Madame et Monsieur, je commençais Ă  dĂ©faire discrètement le bavoir et le mit au cou de l’ours.  Puis, je lui couvris la tĂŞte du bonnet.  Enfin, je lui laissai la tĂ©tine entre les pattes.  Après avoir jetĂ© un rapide coup d’œil vers la maison et la terrasse oĂą je ne vis personne, je pris la couverture et alla me rĂ©fugier plus loin dans le jardin derrière un massif de bambou.  Le petit ourson trĂ´nait Ă  ma place au milieu du jardin…

L’ombre des bambous me rafraichit et après m’être allongĂ© j’ai du m’assoupir un instant car je n’entendis pas les MaĂ®tres arriver.  « Et bien, oĂą il est le gros bĂ©bĂ© Â», dit Madame sur un ton maternel.  Et un coup de fouet acheva de me sortir de ma torpeur.  Tous deux riaient de me voir ainsi.  Je reçus une correction pour m’être « Ă©chappĂ© Â», pour avoir quittĂ© leur surveillance…  Ils me ramenèrent vers la maison et l’annexe amĂ©nagĂ©e pour « recevoir Â» leurs « curistes Â».  Oui, curistes.  Certains vont Ă  Evian ou Vichy ou Spa « prendre les eaux Â», moi je devais ĂŞtre lĂ  pour prendre des humiliations Ă  n’avoir plus soif. 

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